Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 15:02
J'écoutais 'Just Say Yes' de Snow Patrol quand j'ai pensé à Patrick. Patrick, mon colocataire d'une semaine dans le premier appartement de Dublin. Avant que je décide d'aller chez Hugh et qu'il me dise dans les escaliers couverts d'une épaisse moquette bleue "I'm disappointed".
On était dans son bureau du rez de chaussée, un bureau qui donnait sur la rue et comprenait plusieurs guitares et des livres de philosophie. Je pensais faire bonne impression en parlant de ce groupe que je connaissais depuis peu et qui était diffusé sur les radios à la mode, comme Europe 2, RTL2 et Le Mouv'. Mais pour mon interlocuteur, Snow Patrol faisait partie de ces groupes sans âme qui ne transmettent rien, qui ne valent pas grand chose, une écoute rapide tout au plus. Je n'étais pas si radicale.  A cette époque là, il y a plus de trois ans, j'étais grandement influencée par les séries télévisées, comme One Tree Hill. J''écoutais la musique de la Bande Originale comme Fall Out Boy, Our Lady Peace, Sum 41 et GreenDay en marchant dans les rues grises. Aujourd'hui, je considère le chemin parcourru depuis et je ris.
Je venais de quitter Nice, ma famille, mes amis, le garçon que j'aimais, un environnement familier et rassurant.
Sirupeux.

Un soir, au monde des possibles, Patrick et April m'ont demandé si je voulais les accompagner au 'store'. Il devait être 21h.
"Quoi, des magasins sont ouverts même la nuit?"

Welcome to Earth.


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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 19:41
Quand j'écoute Jamie T., que ce soit Sheila, Alicia Quays ou Calm Down Dearest, je m'imagine sur mon vélo noir, celui que j'ai laissé sur la Van Spilbergenstraat. Je m'imagine vers 10h45, presque arrivée au travail, près du parc. Ou alors filant sur Kinkerstraat.
Je m'imagine fermant les yeux, juste pour voir si mon vélo filait droit, et manquer de tomber sur la bas côté.
Ca, je vous l'ai déjà raconté. Et même qu'à ce moment là je me pensais à ce que j'allais écire à Ben. Lui écrire, c'était un peu comme créer une oeuvre d'art.
Je repense parfois à cet échange littéraire, à ces vagues idées qu'il était inconcevable de mettre en pratique.
Il m'est quelque fois arrivé de songer à lui glisser un mot dans sa boite email. Je ne sais pas trop ce qu'il en penserait.
Mais tous ne sont pas comme moi et j'ai entendu dire qu'il vaut mieux laisser au passé ses démons. Tous ne sourient pas en recevant des nouvelles de personnes qu'ils ne reverront probablement jamais, et encore moins les hommes amoureux. Ils ont vite fait de vous claquer la porte au nez dans un élan de fierté ou un vent de panique.
Bande d'idiots, et d'idiotes. Leurs fiancées sont souvent obsédées par le passé de leur conjoint.
Le non-dit devient sacrilège. Le cliché oublié devient dissimulé.
La non-communication prend des airs de mensonge. 
Elles ont peur. Peur du souvenir qu'elles ne partagent pas, de la photo où elles n'apparaissent pas. Peur des jambes un peu trop longues d'une passante, des dents un peu trop blanches d'une présentatrice télé.

En tout cas, lorsque j'écoute Jamie T., je pense au vélo, à la pluie, aux paysages qui défilent, aux ouvriers près de la Rai station, enfin, tout ça.



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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 10:10

 




"Tel est l’artifice du cinématographe. Tel est aussi celui de notre connaissance. Au lieu de nous attacher au devenir intérieur des choses, nous nous plaçons en dehors d’elles pour recomposer leur devenir artificiellement."
(Bergson, 'L'évolution créatrice', 1907)
 

Les travaux sur la décomposition du mouvement ont donné lieu à ce qui sera le premier rapport entre la Philosophie et le Cinéma.

A voir : Days of Heaven (T. Malick, 1978), The purple rose of Cairo (W. Allen, 1985), Whatever works (W. Allen, 2009)



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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 09:25
25 dollars, soit-disant, moins de 600 dollars en tous cas,  pour la Novel Amsteldam, le futur Manhattan, là où l'on faisait le commerce de la peau de castor et où a été inventé le "capitalisme moderne".
Alcool, batiffolage et indiscipline. Un lieu de débauche où l'on se bat au couteau dans les rues, où l'on joue aux cartes et où les porcs viennent loger dans les fondations des baraques.
C'est finalement la Compagnie des Indes qui a remis de l'ordre.
Pieter Stuyvesant, avec sa jambe en bois, ('Peg Leg Pete' qu'on l'appelait) a du dire quelque chose comme "vous arrêtez ces conneries et vous allez à la messe". Et ils y sont allés. La ville fut fortifiée, d'autres rues furent crées, des hommes sont morts naturellement et d'autres ont été tués.
En 1654, les hollandais deviennent minoritaires dans leur propre colonie. La flotte anglaise et ses canons approchent.
Et en 1664, New Amsterdam devient New York...


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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 00:51
bylauramary.jpg

Maybe, maybe his name is Jasper, Ludwig or Valentin. I'm wondering what he's doing right now.  I can easily picture him by my side. Something simple. I cherish this mental projection as if it was real. Maybe he's thinking about it, maybe he knows.
Does it prove I'm much more optimist than I was a while ago? Have I finally stopped regurgitating the past? Is it hope, or faith. Does it have a name?

Music. How sad must be those who cannot hear! Those who cannot see how beautiful a meadow can be in the pale light of the winter sun! Those who cannot stand up and walk in the fresh morning air! And those who are too stubborn and narrow-minded to realize how wonderful the world can be when we pay attention to little things, simple details.

Picture by Laura Mary on Flickr
Music by Monsters of Folk (Ahead of the Curve)




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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 10:47
"Faire un film, ce n'est pas démocratique."
Tom Ford                                       



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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 17:48



J'écoutais Supergrass et Johnette Napolitano, allant de lien en lien, de page en page. Puis je suis tombée sur l'article d'un certain Nathan, vainqueur du jeu-concours de la Blogothèque.
J'ai survolé ses mots avant de reprendre du début. J'ai aimé son style d'écriture, les références qu'il y faisait et surtout, le sujet qu'il traitait. Après deux clics sur Spotify, j'ai été conquise.

Nana Grizol.

Ruth est l'un de ces albums que l'on mettrait dans sa voiture, l'un de ces jours où l'on n'a rien d'autre à faire que de rouler, muet.

http://royalrhinoflying.files.wordpress.com/2009/10/nana-grizol-ruth.jpg

Leurs mélodies sont pareilles à la pochette de leur album, pareilles aux clichés des lomographes, faussement usées.

J'ai écouté ces onze titres en boucle.
La parallèle qu'il avait faite à Bright Eyes ne me semble pas si évidente. D'ailleurs, je ne la vois pas, ni dans le style, ni dans la voix. Mais si  l'on doit vraiment faire des comparaisons, suivre la tendance et mettre les artistes dans des cases, je dirais que cet album nous rappelle les lost coastlines d'Okkervil River et les cuivres de Beirut.

Leur label, Orange Twin Records, nous réserverait-il d'autres surprises? Il faudra que je m'y penche.

Oui, c'est bien la découverte de ce début d'année et déjà ils apparaissent dans mes charts sur last.fm.


Lire l'article.
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